SEO ce qui a changé

La manière dont Google affiche ses résultats locaux a beaucoup évolué cette année. Certaines modifications ne sont pas seulement visuelles, et impactent le SEO, mais pas tous les fondamentaux…

2015 : une année particulièrement riche en changements pour le SEO local. Au moins deux mises à jour importantes ont été déployées par Google en France cette année, sur ce terrain un peu particulier du référencement. La première fut Google Pigeon. Attendu depuis plusieurs mois, cet algorithme est finalement arrivé en France début juin. La deuxième mise à jour majeure, inattendue, a elle été déployée quelques semaines après, en août, et a généré d'importantes modifications dans la manière de faire apparaître les résultats locaux. Des modifications qui ont entraîné des changements, mais certaines ont eu plus d'impacts sur le SEO que d'autres. 

Le nouveau pack de 3 résultats

Celle qui a sans doute le plus changé la donne concerne ces packs de résultats géo-localisés qui remontent lorsqu'un internaute effectue certaines requêtes, notamment lorsqu'un nom de lieu est associé, mais pas seulement (voir capture ci-contre).

Auparavant, ces packs contenaient de 3 à 7 résultats, et pouvaient remonter en bas comme en haut de la première page de résultats. Depuis la mise à jour d'août dernier, ce pack ne contient plus que 3 résultats, jamais plus, jamais moins, et se hisse presque toujours au sommet des résultats, à la première place de la première page. Le 4e résultat est donc tout bonnement éjecté de la première page de résultats. Ce que certains ont évidemment pu mal vivre.

Les avis de Google+ privilégiés

Le deuxième changement important concerne la disparition des avis autres que ceux postés sur Google+. Les avis de sites tiers, comme TripAdvisor ou Yelp, ont donc disparu, les fiches Google+ des lieux ne les mentionnent plus. Résultat, "ce n'est pas toujours évident à faire comprendre : il faut demander aux sites de se concentrer d'abord sur les avis postés sur Google+, alors que ce n'est pas très naturel, car le réseau social de Google n'est pas utilisé. Ce qui serait plus naturel, ce serait de se concentrer sur les avis qui sont réellement consultés par les internautes, ceux de TrustPilot ou de TripAdvisor par exemple", fait remarquer Aurélien Delefosse, référenceur connaissant bien le SEO Local. Son confrère Yann Sauvageon, de l'agence Synodiance, admet lui aussi que cela peut paraître étrange, mais les avis sur Google+ sont importants en SEO local. "Parfois, la règle n'est pas toujours pertinente, ou logique", concède-t-il. 

Toutefois, accorder de l'importance à Google+ ne veut pas dire qu'il faut totalement oublier les avis recueillis par des sites tiers comme TripAdvisor, poursuit le consultant de Synodiance, "car ce n'est pas sûr qu'ils n'aient aujourd'hui plus aucun poids dans l'algorithme, et même s'ils n'ont aucun impact direct en SEO, cela reste des avis importants pour les internautes". Ils peuvent dissuader ou pousser à l'achat, et ne doivent donc ne pas être négligés, relevant de toute façon de la visibilité d'un commerce. 

Un clic de plus, pour une nouvelle page à monétiser

Un autre changement a pu attirer l'attention : la disparition de nombreux liens qui pointaient vers Google+, alimentant une nouvelle fois la théorie selon laquelle Google renoncerait à ses ambitions concernant son réseau social.

En outre, des informations qui figuraient auparavant en première page, sont désormais visibles dans une nouvelle page qui s'affiche lorsqu'on clique sur le pack des 3 résultats locaux (comme les numéros de téléphone sur la requête "resto"). Evidemment qui dit une page de plus, dit une nouvelle page à monétiser pour Google. Les référenceurs ont d'ailleurs rapidement soupçonné Google d'avoir pu opérer ces changements afin de mieux monétiser les recherches locales. Des tests aperçus sur les résultats aux Etats-Unis leur donnent raison : Google a déjà commencé à faire payer la visibilité au sein de ce pack de 3 résultats, toujours en haut des résultats.

 

D'autres changements ont pu être opérés par Google sur le terrain du SEO local cette année, mais d'après les deux professionnels interrogés, aucun d'eux n'a eu autant d'impacts que ceux cités sur la page précédente. C'est d'ailleurs surtout ceux liés au nouveau "pack de 3", et à la disparition des avis non postés sur Google+ qui les ont le plus marqués.

Au final, résume Aurélien Delefosse "iI y a eu des changements, mais c'étaient souvent juste des changements visuels. L'essentiel n'a pas évolué. D'ailleurs, le 4erésultat du pack est peut-être devenu invisible en première page, mais il est finalement toujours 4e dans le pack. Et ceux qui sont bien accrochés en tête des résultats sont toujours aussi durs à décrocher".

L'autre mise à jour présentée comme majeure pour le SEO local, baptisée Pigeon, et déployée en France en juin dernier, n'aurait donc rien changé ?

L'énigme Google Pigeon

Comme bon nombre de ses confrères, Yann Sauvageon n'a "pas ressenti l'impact de Google Pigeon en France", et reste même "interrogatif" sur cette mise à jour. Il a toutefois une théorie intéressante à partager.

Selon lui, Google a intégré le Knowledge Graph aux recherches locales lors du déploiement de Google Pigeon - Google a en effet officiellement annoncé avoir travaillé dans ce sens. "C'est, je pense, ce lien entre Google Pigeon et le Knowledge Graph qui permet par exemple de désormais déclencher l'affichage, pour certaines requêtes locales, des périodes d'affluence", pense le consultant de Synodiance.

Conséquence : au moment de remplir les fiches Google My Business, son agence recommande de bien travailler le wording, afin de bien insérer des termes reconnus par le Knowledge Graph. Cela peut impliquer, par exemple, de donner le nom d'un endroit ou d'une zone qui ne figure pas forcément sur une carte, mais qui pourra être connue du Knowledge Graph", détaille-t-il.

Une fiche Google My Business qui doit toujours être bien remplie

Malgré ces modifications, plus ou moins majeures pour le travail du SEO local, certains fondamentaux n'ont pas évolué. "Et ceux qui remontent bien dans les packs sont ceux qui ont bien rempli leur fiche sur Google My Business", fait remarquer Aurélien Delefosse. Véritable pilier du SEO local, depuis longtemps, cette fiche doit en effet être remplie avec soin, et sans se montrer avare en informations et photos de qualité à fournir à Google.

Sur cette fiche, cruciale, il faut toutefois veiller à "bien réfléchir à certains champs", met en garde Yann Sauvageon, qui illustre ses propos en soulignant l'exemple de la catégorie. Cette dernière est parfois délicate à renseigner puisque, choisir "pizzeria", "livraison de pizza", "pizza à emporter" voire même "restaurant" pourra changer les requêtes qui feront apparaître le lieu à référencer.

Grâce à cette fiche Google My Business, en SEO local, "on peut même se passer de site web", rappelle le référenceur indépendant Aurélien Delefosse. Mais attention, se passer de site web, c'est aussi se passer d'une autre opportunité de visibilité en matière de SEO local, puisque sous le pack de 3 résultats des pages web peuvent apparaitre, aussi, des sites web classiques. Les référenceurs conseillent souvent aux chaines de magasins de disposer d'une page web par boutique, afin de géo-localiser celle-ci (au sein d'une page parfois appelée "store locator") pour lui permettre de remonter lors de recherches locales. Les leviers classiques du SEO devront évidemment s'appliquer à ces pages web "store locator", qui pourront ainsi bénéficier d'une belle visibilité locale si elles remontent en première page des résultats de Google.

"Les annuaires ne sont pas la panacée"

Un autre levier bien connu du SEO local, là encore depuis quelque temps déjà, consiste à inscrire le lieu dans de multiples annuaires locaux, type Pages Jaunes, ce qui permet au passage d'assurer une cohérence dans les adresses et coordonnées du lieu trouvées par Google sur le web, ce qui semble envoyer un signal apprécié au moteur d'après de nombreux professionnels.

Yann Sauvageon admet pratiquer ce genre d'inscriptions, en sélectionnant les annuaires pertinents (même ville, même thématique que le site à référencer). Mais il précise que ce n'est pas la panacée, et se demande si cette méthode ne va pas perdre de son efficacité en termes de SEO local à l'avenir, comme elle a pu >en perdre dans le SEO classique... Aurélien Delefosse ajoute qu'il n'hésite pas trop à inscrire le site local dans les Pages jaunes, si ces dernières sont en première page de la requête visée, "ne serait-ce que parce cela permet d'avoir des liens pointant vers le site, et que cela peut apporter du trafic au site à référencer".

 

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